Mars 2026. L'Académie Nationale de Médecine publie un rapport attendu sur la photographie et vidéo médicales (PVM). Soixante-treize voix pour, trois contre. Le verdict est sans appel : la PVM est un acte médical à part entière, et sa gestion actuelle dans les hôpitaux français est insuffisante. Pour ceux qui travaillent chaque jour avec Pixacare, ce rapport sonne comme une évidence et comme une reconnaissance.
Un constat que les praticiens connaissent déjà
Demandez à un chirurgien plasticien, à un dermatologue ou à un chirurgien maxillo-facial comment il gère ses photos médicales. La réponse, souvent, est un mélange de bricolage et d'inquiétude : smartphone personnel, envoi par messagerie non sécurisée, photos stockées sur un ordinateur de bureau sans lien avec le dossier patient.
Ce n'est pas de la négligence. C'est le symptôme d'un vide institutionnel que le rapport de l'ANM documente avec précision : la photographie médicale n'est à ce jour pas nominalement inscrite dans les textes définissant le dossier médical du patient. Pas dans l'article R1112-2 du Code de Santé Publique. Pas dans le descriptif du DMP de la HAS. Pourtant, dans certains services, on produit entre 500 et 1 500 photos par semaine.
Et le problème ne s'arrête pas aux murs de l'hôpital. Un patient suit l'évolution d'une plaie à domicile. Une infirmière libérale documente une lésion entre deux visites. Un médecin de ville adresse un patient avec des photos prises en consultation. Sans outil adapté, ces images transitent par SMS, WhatsApp ou e-mail, hors de tout cadre sécurisé.
L'ANM formule donc sept recommandations pour combler ce vide. Et en les lisant, on réalise qu'elles décrivent, point par point, ce que Pixacare a été conçu pour résoudre.
Les 7 recommandations de l'ANM : Pixacare les adresse toutes
1 - Reconnaître la PVM comme élément constitutif du dossier médical
C'est le fondement. Une photo médicale n'est pas une image anodine : c'est une donnée clinique qui documente un état initial, trace une évolution, constitue une preuve. Pixacare l'a intégré dès sa conception en permettant l'intégration directe des images au dossier patient informatisé (DPI) de l'établissement, avec indexation automatique par patient et par date. La vue comparative avant/après et l'historique chronologique permettent un suivi visuel fiable, y compris pour les plaies, brûlures, cicatrices ou dermatoses.
Pixacare va plus loin que le seul circuit hospitalier. Grâce à un lien sécurisé envoyé par SMS, un patient peut photographier lui-même une lésion depuis son domicile et répondre à un questionnaire ePRO : la photo est automatiquement réceptionnée dans son dossier Pixacare. Via un QR code dédié, une infirmière libérale ou un médecin de ville peut également contribuer au suivi en ajoutant des images de façon sécurisée, sans application à installer ni compte à créer. Le dossier photographique du patient se construit ainsi en continu, entre la ville et l'hôpital.
2 - Appliquer le cadre juridique des données de santé
RGPD, Loi Informatique et Libertés, secret médical : la photographie médicale doit obéir aux mêmes règles que n'importe quelle donnée de santé. Pixacare est hébergé sur un serveur HDS (Hébergeur de Données de Santé) certifié, localisé en France. La photo capturée sur le smartphone du praticien ne reste jamais dans sa galerie personnelle : elle est immédiatement transférée vers cet hébergeur sécurisé. Conformité réglementaire garantie, sans friction pour le soignant.
3 - Garantir les moyens humains et techniques adaptés
L'ANM insiste : la valeur clinique d'une photo est directement liée à sa qualité technique et à son organisation. Pixacare est une application web et mobile qui s'installe en quelques minutes sur n'importe quel smartphone ou ordinateur. Le patient est identifié par scan d'étiquette ou via la liste des admissions. Dès la capture, chaque photo est automatiquement rattachée au bon patient, horodatée, et peut être accompagnée d'un questionnaire clinique optionnel décrivant la lésion. Fini les images anonymes qui s'accumulent dans la galerie du téléphone.
L'application fonctionne également en mode hors ligne : les photos peuvent être prises sans connexion réseau, et la synchronisation s'effectue automatiquement dès le retour de la connexion. Un atout majeur pour les urgences, les déserts médicaux et les interventions en mobilité, situations explicitement mentionnées dans le rapport de l'ANM.
L'application est certifiée ISO 13485 et marquée CE de classe 1, des gages de sérieux qui parlent aux DSI comme aux directions médicales.
4 - Mettre en place une valorisation institutionnelle adaptée
Le rapport pointe l'absence de tarification cohérente des actes PVM. En attendant que la CCAM évolue, Pixacare permet aux établissements de documenter et tracer les volumes réels d'actes photographiques, une donnée précieuse pour construire les dossiers de valorisation auprès des tutelles.
5 - Reconnaître institutionnellement le métier de photographe médical
Le rapport est sans ambiguïté : la disparition progressive des photographes médicaux dans les hôpitaux français est l'une des causes directes de la dégradation constatée. Il recommande l'inscription de ce métier au Répertoire national des métiers de la santé et de l'autonomie, une reconnaissance qui existe déjà dans de nombreux pays européens.
Pixacare ne remplace pas le photographe médical : il le soutient et le complète. Dans les services qui en disposent encore, l'application s'intègre naturellement à leur flux de travail. Dans les autres, elle structure la pratique photographique de tous les soignants, libéraux comme hospitaliers, pour maintenir un niveau de qualité et de traçabilité qui s'approche de ce que permet un professionnel dédié.
6 - Intégrer la formation à la PVM dans le cursus médical et odontologique
Le rapport appelle à intégrer un enseignement spécifique à la PVM dès le 1er cycle des études de médecine et d'odontologie, dans le cadre de l'enseignement du numérique en santé, avec un item dédié aux données visuelles médicales. Pixacare accompagne cette montée en compétence sur le terrain : l'application structure la démarche photographique en imposant un cadre solide, avec rattachement au patient, indexation automatique et stockage immédiat, qui ancre de bonnes pratiques dès les premières utilisations. C'est une nouvelle culture de la documentation médicale visuelle qui s'installe progressivement, service par service.
7 - Encadrer l'usage en enseignement et recherche
C'est l'un des angles les plus sensibles du rapport : utiliser une photo de patient en congrès ou dans une publication sans consentement écrit spécifique expose à des poursuites, comme l'a rappelé le Tribunal de Strasbourg en 2024. Pixacare intègre un workflow de consentement différencié : consentement de soins d'un côté, consentement à l'usage pédagogique ou de recherche de l'autre.
Pour la diffusion en congrès ou en enseignement, Pixacare propose une fonctionnalité d'anonymisation des données patient directement dans l'application, ainsi qu'un studio photo intégré permettant de masquer un visage si nécessaire. En quelques clics, une image cliniquement riche devient diffusable en toute conformité.
L'histoire d'une solution née du terrain
Le rapport de l'ANM cite un exemple concret : le service de chirurgie plastique du CHU de Strasbourg. Quand le photographe médical du service a disparu, et que les 150 à 200 photos hebdomadaires par chirurgien se sont retrouvées éparpillées sur des smartphones personnels, le chef de service n'a pas attendu une circulaire ministérielle.
Il a co-fondé Pixacare.
Cette genèse dit quelque chose d'important : les meilleures solutions en santé numérique ne naissent pas dans des laboratoires d'innovation déconnectés du réel. Elles naissent quand un praticien, confronté quotidiennement au problème, décide de travailler avec des ingénieurs pour le résoudre. C'est ce dialogue entre la clinique et la technique qui a produit une application aujourd'hui déployée dans 50 établissements, utilisée par 3 500 soignants pour 180 000 patients, avec plus d'un million de photos sécurisées.
Le résultat ? Jusqu'à 1h30 économisée par jour pour un chirurgien, soit +73 % de temps gagné par rapport à une méthode classique de documentation (Kuster et al.), et en moyenne 3 minutes gagnées par consultation.
Ce que ce rapport change concrètement pour votre établissement
Pour les directeurs d'établissements : le rapport de l'ANM crée une obligation morale, et bientôt probablement réglementaire, de structurer la gestion des images médicales. Ne pas agir, c'est s'exposer à des risques juridiques documentés. Pixacare est une réponse opérationnelle, déployable rapidement, sans refonte du système d'information.
Pour les médecins praticiens : vous faites déjà des photos. La question n'est pas de changer vos pratiques cliniques, mais de les sécuriser et de les structurer. Pixacare s'intègre à votre flux de travail existant, sur le smartphone que vous utilisez déjà, et connecte votre pratique hospitalière à vos correspondants de ville.
Pour les DSI et responsables informatiques : certification HDS, ISO 13485, marquage CE, intégration DPI, architecture web et mobile sans déploiement lourd. Pixacare parle votre langage et répond aux exigences de votre système de conformité. Les photos peuvent également être exportées pour un dossier opératoire, une RCP ou une étude clinique.
Conclusion
Le rapport de l'Académie Nationale de Médecine ne dit pas que la photographie médicale est un problème à résoudre. Il dit que c'est une pratique médicale essentielle qui mérite enfin d'être traitée comme telle, avec les moyens, les règles et la reconnaissance qu'elle mérite.
Chez Pixacare, c'est ce que nous pensons depuis le premier jour. Et ce que nous construisons, avec les soignants, chaque jour sur le terrain.
Vous souhaitez en savoir plus sur le déploiement de Pixacare dans votre établissement ? Contactez notre équipe.



